Une porte coupe-feu ne protège que si elle se referme. Un ferme-porte fatigué qui ne ramène plus le vantail, un joint intumescent arraché, une porte calée avec un extincteur, un vantail voilé par les chocs : chacun de ces défauts ouvre une brèche dans le cloisonnement. Le jour d’un sinistre, le feu et les fumées passent par là.
Le contrôle des portes coupe-feu n’est pas une formalité administrative. Il garantit que la porte jouera son rôle au moment voulu.
BATISANTÉ vérifie, entretient et remet en conformité vos portes coupe-feu dans les ERP, les immeubles d’habitation et les IGH.
Quelle vérification réglementaire pour une porte coupe-feu ?
Dans les ERP, le règlement de sécurité (arrêté du 25 juin 1980) impose de maintenir les portes coupe-feu en bon état de fonctionnement et de les faire vérifier par un technicien compétent. Une porte maintenue ouverte par asservissement à la détection est un dispositif actionné de sécurité (article CO 47). Ce dispositif appartient au système de sécurité incendie, dont l’entretien relève de l’article MS 68, et sa vérification est au moins annuelle. En IGH, le contrôle annuel des portes coupe-feu est explicite.
Le contrôle annuel porte sur la fermeture complète du vantail, l’état du ferme-porte, la présence et l’intégrité des joints intumescents, l’état de l’huisserie et de la quincaillerie, et la lisibilité de la signalisation. Chaque vérification est consignée dans le registre de sécurité du bâtiment.
Comment vérifier une porte coupe-feu asservie à la détection ?
Une porte maintenue ouverte par une ventouse électromagnétique est un dispositif actionné de sécurité (DAS). Le technicien déclenche la détection pour vérifier que la ventouse libère le vantail et que la porte se ferme entièrement. Il contrôle aussi l’alimentation du dispositif et le report de l’information. Ces points relèvent de la norme NF S 61-937 applicable aux DAS.
Quels défauts rendent une porte coupe-feu non conforme ?
Le défaut le plus courant est le ferme-porte qui ne ramène plus le vantail jusqu’au verrouillage. Viennent ensuite les joints intumescents décollés ou recouverts de peinture, qui ne gonfleront plus sous la chaleur, puis les vantaux déformés par les chocs. Les cales et les coins glissés sous les portes, par confort, neutralisent la fonction coupe-feu.
La signalisation manquante et les modifications non maîtrisées, comme un perçage ou la pose d’un oculus non certifié, figurent aussi parmi les motifs fréquents d’avis défavorable en commission de sécurité.
Comment BATISANTÉ contrôle et entretient vos portes coupe-feu ?
Chaque porte est inspectée et manœuvrée. Les anomalies sont consignées dans un rapport hiérarchisé qui sépare les observations, les prescriptions et les urgences. Quand une remise en conformité s’impose, la maintenance curative traite le défaut : réglage ou remplacement du ferme-porte, changement des joints, reprise de la quincaillerie ou remplacement du bloc-porte.
Les rapports sont archivés dans le registre digital MyBATISANTÉ, consultables en ligne pour les commissions de sécurité et les assureurs. Si votre site n’est pas encore équipé, l’installation de portes coupe-feu est assurée par les mêmes équipes.
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Questions fréquentes
À quelle fréquence vérifier une porte coupe-feu ?
Au moins une fois par an pour les portes à fermeture automatique, au titre des vérifications réglementaires du bâtiment. Les sites à fort passage ou exposés aux chocs gagnent à programmer un contrôle intermédiaire.
Qui est responsable de l’entretien en copropriété ?
Le syndic. La vérification et la remise en état des portes coupe-feu des parties communes sont financées par les charges communes. Le syndic doit produire les rapports en cas de contrôle ou de sinistre.
Que faire si le ferme-porte ne referme plus la porte ?
Le ferme-porte se règle ou se remplace. Tant qu’il reste défaillant, la porte ne cloisonne plus et le bloc est jugé non conforme. BATISANTÉ intervient sur le réglage comme sur le remplacement, puis revérifie la fermeture.