Mis à jour le 28/04/2026
Le certificat Q19 est un document délivré par un opérateur qualifié après un contrôle des installations électriques par thermographie infrarouge. Ce contrôle suit le référentiel APSAD D19, publié par le CNPP (Centre National de Prévention et de Protection). Son objectif : repérer les échauffements anormaux dans les tableaux, armoires et équipements électriques avant qu’ils ne provoquent des dégradations, des courts-circuits ou un départ d’incendie.
Les assureurs demandent régulièrement ce certificat pour couvrir le risque d’incendie d’origine électrique. Sans certificat Q19 valide, l’assureur peut refuser l’indemnisation d’un sinistre ou appliquer une franchise majorée. Pour les exploitants d’ERP, d’ERT et de sites industriels, c’est un document à intégrer dans le registre de sécurité au même titre que les rapports de vérification réglementaire électrique.
Comment se déroule une inspection Q19 ?
L’intervention suit un protocole en plusieurs étapes. Le client fournit au préalable la liste des installations et matériels à contrôler, ainsi que les contraintes éventuelles (classement des locaux BE2 ou BE3, zones ATEX). Le technicien vérifie la mise en charge des équipements : pour que la thermographie produise des résultats exploitables, les installations doivent fonctionner sous charge représentative de l’activité normale.
Il paramètre ensuite la caméra thermique en fonction de l’émissivité des matériaux et des conditions d’environnement de chaque mesure, puis balaye l’ensemble des tableaux, armoires, disjoncteurs, transformateurs et équipements sensibles.
Quand un point chaud est détecté, il est confirmé par une mesure de température, puis analysé au regard des conditions de fonctionnement électrique (intensité des courants, présence de charges non linéaires). Les images thermiques et visuelles de chaque anomalie sont enregistrées. En fin d’intervention, si des anomalies de priorité 1 ont été relevées, le technicien remet un document contresigné par le client signalant les actions correctives immédiates à engager. Le rapport complet, conforme au référentiel APSAD D19, est transmis dans les trois semaines avec le certificat Q19.
Comment sont classés les défauts détectés ?
Le référentiel APSAD D19 classe les anomalies détectées en trois niveaux de priorité, selon l’écart de température mesuré par rapport à un équipement identique fonctionnant dans les mêmes conditions.
| Priorité | Écart de température | Action requise |
|---|---|---|
| Priorité 1 | Écart important ou risque immédiat | Action corrective immédiate. Le défaut présente un danger pour les personnes ou les biens. Le technicien informe le client sur place et lui remet un document contresigné. |
| Priorité 2 | Écart significatif | Action corrective à planifier à court terme. Le défaut nécessite une intervention dans un délai raisonnable pour éviter une dégradation. |
| Priorité 3 | Écart faible | Surveillance. Le point est noté dans le rapport pour suivi lors de la prochaine inspection. |
Le rapport final détaille chaque anomalie avec les thermogrammes et visuelles correspondantes, les mesures de température relevées, et la priorité attribuée. Ce document sert de base pour planifier les interventions correctives et constitue une pièce justificative en cas de sinistre.
Quelle différence entre le certificat Q18 et le certificat Q19 ?
La vérification Q18 est une annexe au contrôle périodique des installations électriques. Elle vise à identifier les risques d’incendie et d’explosion de manière globale, notamment dans les ERP et les ERT. Les assureurs l’exigent fréquemment pour évaluer le niveau de risque et confirmer la conformité de l’installation.
Le certificat Q19, en revanche, utilise spécifiquement la thermographie infrarouge pour détecter les échauffements invisibles à l’œil nu. Les deux contrôles sont indépendants : l’un ne remplace pas l’autre. Les assureurs recommandent de les réaliser conjointement pour avoir une vision complète de l’état des installations électriques.
L’expertise BATISANTÉ en vérification Q19
BATISANTÉ réalise les inspections thermographiques Q19 à travers son bureau de contrôle 01 CONTRÔLE, accrédité COFRAC Inspection (attestation n° 3-049) et agréé par le ministère de l’Intérieur. Chaque technicien est titulaire de l’attestation de compétence Q19 délivrée par le CNPP (validité 4 ans, renouvelable) et habilité électriquement. Le rapport est intégré à votre registre de sécurité numérique BATISANTÉ, avec un suivi des actions correctives dans le temps. Pour planifier votre inspection, demandez un devis.
Questions fréquentes
Le certificat Q19 est-il obligatoire ?
Le certificat Q19 n’est pas imposé par la réglementation au même titre que la vérification électrique annuelle. En revanche, les assureurs l’exigent fréquemment dans les contrats multirisques professionnels. L’absence de certificat Q19 peut entraîner un refus d’indemnisation ou une franchise majorée en cas de sinistre d’origine électrique.
À quelle fréquence faut-il renouveler le certificat Q19 ?
La fréquence dépend des prescriptions de l’assureur et du type d’installation. En pratique, la plupart des contrats prévoient une inspection annuelle. Pour les sites à risques élevés (ICPE, sites ATEX), une fréquence plus resserrée peut être demandée.
Peut-on réaliser l'inspection Q19 en même temps que la vérification électrique annuelle ?
Oui, et c’est même recommandé. BATISANTÉ coordonne les deux interventions pour limiter les déplacements et centraliser les résultats dans un seul dossier de conformité. Le rapport Q19 et le rapport de vérification réglementaire se complètent : le premier identifie les défauts thermiques, le second couvre le respect de la réglementation.
Quelle est la différence entre thermographie infrarouge et vérification électrique classique ?
La vérification électrique classique (Q18 ou réglementaire) repose sur des mesures d’isolement, de continuité et d’impédance. Elle détecte les écarts par rapport à la réglementation. La thermographie Q19 détecte les échauffements en fonctionnement : connexions desserrées, déséquilibres de phases, surcharges localisées. Ce sont des défauts que les tests électriques classiques ne révèlent pas toujours, parce qu’ils n’apparaissent que sous charge.